[Groupe Parents 2.0 – Lyon] Les relations dans la fratrie

Dimanche 9 mars 2014, le groupe de parents 2.0 lyonnais inaugurait, comme prévu, la tenue de ses réunions à la MIETE.

Pour la reprise 2014, c’est en petit comité que nous avons pu aborder le thème des relations dans la fratrie. Nous avons tenté de problématiser ensemble les situations les plus insolubles rencontrées dans les fratries.

En y allant de nos anecdotes, nous avons identifié :

  • Le partage des affaires/ des jeux : combien de fois par heure jour doit-on intervenir pour gérer un conflit entre deux (voire plus) enfants qui veulent le même jouet au même moment ? Ne comptons pas, nous allons nous faire du mal…
  • Le partage de l’attention parentale : un enfant qui trouve insupportable l’attention portée temporairement à un frère/soeur lors de sa fête d’anniversaire, le sentiment (parfois formulé avec véhémence) que l’on ne s’occupe jamais assez d’eux (sans parler de la culpabilité parentale qui va avec…), les préférences que les enfants ressentent même si cela ne correspond pas à quelque chose que les parents vivent, …
  • L’adaptation aux âges différents : comment légitimer que dans une même situation, il y aura exigence pour un grand / tolérance pour un plus petit, faire en sorte que la participation aux tâches de la maison par les plus grands ne soit pas perçue comme une injustice, et vice-versa lorsque ce sont les grands qui ont l’autorisation de faire certaines choses… Doit-on traiter tous les enfants pareil (c’est à dire comme des « enfants », presque indépendamment de l’âge) ou doit-on différencier au risque de projeter nos propres représentations sur ce en quoi consistent les rôles des grands/des petits ?
  • Comment intervenir d’une façon utile : on s’aperçoit assez vite qu’il est important de déterminer les moments où on peut laisser faire sans intervenir car il y a peu de risque que ça dégénère (et une chance que le conflit soit résolu par les protagonistes) et les moments où il faut intervenir (car mise en danger, comportement inacceptable, etc), tout en se questionnant sur le « comment » de l’intervention. Par exemple, lorsqu’ils se bagarrent, doit-on intervenir au nom de l’interdit « on ne tape pas », ou leur laisser la possibilité de régler leur conflit, leur offrant ainsi l’opportunité d’établir leurs propres limites pour respecter l’autre sans toujours se reposer sur les parents ou attendre une intervention de leur part.

faber et mazlish - jalousies rivalités frères soeurs

  • L’injustice ressentie par les enfants face au fait que les parents ne sont pas les mêmes pour chacun de leur enfant (ne serait-ce que parce qu’ils mûrissent et avancent sur le chemin de la parentalité). En miroir, on trouve la crainte des parents de « faire des préférences » face à des sentiments complexes et antagonistes au moment de la naissance d’un nouveau bébé, dont le statut le place bien souvent en personne aux besoins prioritaires.
  • La pérennité des conflits dans les fratries : parfois on les constate encore tardivement, même dans une fratrie de personnes âgées. Qu’est-ce qui fait que parfois les gens dépassent ces conflits en grandissant et parfois non ? Quel est le rôle des parents, même à un âge avancé, dans ces conflits ? Peuvent-ils encore être désamorcés, est-ce qu’il appartient aux parents « d’autoriser » (symboliquement) que les conflits soient exprimés ?
  • Comment gérer les comparaisons, celles faites par l’entourage (grands parents, oncles, tantes, etc…) et celles que nous faisons sans même nous en rendre compte, ne serait-ce que dans nos tentatives de mieux les comprendre ? Comment exprimer les particularités de chacun sans leur coller d’étiquettes ni les mettre en rivalité ? Par exemple, ne pas avoir de prédisposition pour une matière ou un sport, ne signifie devoir s’interdire de le pratiquer pour le simple plaisir, même si l’on sait que le frère ou la soeur y excelle pour sa part… La grande question des « rôles » que nous leur attribuons malgré nous.

Avec des questionnements aussi riches, nous avons tenté d’isoler 2 ou 3 thématiques principales auxquelles nous souhaitions apporter des ébauches des solutions.

Réserver des périodes exclusivement à l’un ou à l’autre.

Voir les conflits comme les composantes essentielles d’une relation riche qu’il ne faut pas chercher à évincer (Catherine Dumonteil Kremer)

Donner la même chose, c’est donner moins.

Nous avons en effet commenté les ouvrages de Faber & Mazlish et Catherine Dumonteil-Kremer qui avaient été apportés.

En attendant de revenir un jour plus en détails sur certains de ces points, nous avons là de bonnes idées de thématiques à développer pour les VI. Qu’en dîtes-vous ?

***

Très bientôt, je vous livrerai le compte-rendu de notre séance du 6 avril sur « La façon dont nous choisissons les livres pour enfants« .

Pour rappel, le dimanche 11 mai, nous aborderons la thématique de l’enfant-élève (ou enfant dans la collectivité pour les plus jeunes).

Si vous souhaitez participer au groupe de parents, ponctuellement ou régulièrement, laissez-moi votre mail et je vous ajouterai à la liste de diffusion locale.

Bon week-end !

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